POLITIQUE

Réactions tranchées autour de la stèle OAS de Perpignan

Par le Parti Communiste, le Front National et le collectif d'opposants

Stèle en hommage à l'Organisation Armée Secrète (OAS) de Perpignan (archives).
Stèle en hommage à l'Organisation Armée Secrète (OAS) de Perpignan (archives).
L'interdiction préfectorale des rassemblements prévus dimanche autour de la stèle en hommage à l'Organisation Armée Secrète (OAS) de Perpignan suscite des réactions tranchées. Ce mercredi, la conseillère municipale PC de Perpignan, Nicole Gaspon a exhorté le maire de la ville, Jean-Marc Pujol, de « déplacer la stèle » dans un lieu privé, comme elle l’avait déjà fait le 24 mai. Mme Gaspon, arguant que les militants de l’OAS ont « été condamnées pour avoir (…) tenté d'assassiner » le général De Gaulle, a rappelé qu’une stèle semblable a été démontée dans la ville provençale de Marignane. Au contraire, le conseiller régional Front National du Roussillon, Louis Aliot, dénonce une « atteinte intolérable à la liberté de mémoire » des "anciens d’Algérie", très nombreux en Pays Catalan. Choqué par l’opposition à la cérémonie interdite « sont les héritiers d’une pensée totalitaire qui a fait 100 millions de morts », ce proche de Marine Le Pen invite les « élus de la ville de Perpignan » à s’opposer à l’interdiction, dans un clin d‘œil notoire au maire de Perpignan, d’origine pied-noir. Par ailleurs, le collectif associatif des opposants désamorce sa mobilisation, mais veillera au respect de l’interdiction préfectorale de toute célébration, au cimetière du Haut-Vernet de Perpignan.