ECONOMIE

Inquiétudes chez France Télécom et à la prison de Perpignan

110 emplois sont menacés chez France Télécom en pays catalan, selon le Syndicat Départemental des Activités Postales et de Télécommunications-CGT, très remonté, qui réclame une intervention des élus. Dans un communiqué du 17 juin, l’organisation rappelle que l’Etat est l'actionnaire majeur de l’opérateur de communications, qui constitue une « entreprise phare dans le département ». Sont en jeu 60 agents des réclamations téléphoniques, 20 agents des renseignements « 118712 » et 32 employés à la conduite d’activités. L’inquiétude monte à Perpignan, à l’heure où France Télécom confirme, ce jeudi 19 juin à Lisbonne, vouloir racheter l’opérateur nordique TeliaSonera, faisant craindre au syndicat des restructurations « catastrophiques pour notre département ». Par ailleurs, un rassemblement est prévu ce vendredi à midi face au Centre Pénitentiaire du Mas Grando, à Perpignan, à l’heure du comité d’examen du projet de loi pénitentiaire. Sans moyens supplémentaires dans une prison à la surpopulation record de 230%, le syndicat UFAP refuse de développer les activités sportives du week-end, les promenades et les jours de parloir, ainsi que de diminuer les punitions en quartier disciplinaire. De quoi renforcer le malaise du personnel et des détenus.