ECONOMIE

Nouvelles menaces sur l'avenir de Cerbère

La suppression de 40 emplois, tous qualifiés, sur la soixantaine que compte le centre technique de Cerbère, prochainement délocalisé à Nîmes et Perpignan, accroît l'inquiétude dans la commune. La mobilisation de cheminots CGT organisée mardi en présence de décideurs politiques du département des Pyrénées-Orientales aura été vaine, et la fermeture du techni-centre de la plateforme SNCF, consacré aux Trains Express Régionaux, devrait intervenir fin 2009. Elle pourrait emporter les emplois induits, dont ceux du nettoyage des trains, soit une centaine d'emplois au total. Préalablement affectée par le prévisible transfert de son centre de rééducation en milieu marin "Bouffard-Vercelli" à Perpignan, Cerbère tremble face aux concurrences territoriales, dans une réorganisation économique qui place le village face l'Histoire : doté en 1878 d'un tunnel de jonction ferroviaire vers Portbou, en territoire espagnol, séparé de sa voisine Banyuls pour devenir commune à part entière en 1888, il s'est bâti sur l'existence de la frontière et vit à présent un retour de boomerang à l'heure de l'effacement de celle-ci dans le cadre européen.