ECONOMIE

Le Pays Catalan parie vraiment sur les énergies renouvelables

En 1900, le savant Manuel Antonio Gomes, dit « Padre Himalaya », montait à Sorède le premier four solaire au monde. Plus d’un siècle plus tard, la centrale  électrique solaire Thémis a repris du service en octobre 2007 : ce site, le premier au monde, ouvert par l’État en 1983 dans la commune de Targasonne, avait fermé en 1986 suite à la chute du cours du pétrole et à au choix nucléaire français. Envahi par la végétation, menacé de démolition en 2003, il a été repris en 2004 par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, soutenu par l’État et la Région Languedoc-Roussillon. Aujourd’hui, la production d’énergies renouvelables est engagée : le président du Conseil Général, Christian Bourquin, affirme « nous avons les éléments en main pour créer une filière du soleil », moyennant 16,43 millions d’euros. Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan, qui signait en janvier avec Jean-Louis Borloo, ministre de l’Environnement, une convention permettant à l'Agglomération Perpignan-Méditerranée de produire dès 2015 plus d'électricité propre qu’elle n’en consomme, a précisé, lors des rencontres PREBAT, le 6 juin à Perpignan, que la ville serait la première d’Europe à jouir d’un bilan énergétique positif, notamment grâce à 40 éoliennes et 100 hectares de panneaux photovoltaïques.