SOCIÉTÉ

230% de surpopulation et tension croissante à la prison de Perpignan

Le centre pénitentiaire de Perpignan, prévu pour accueillir 122 détenus à son ouverture en 1987, explose le compteur car il en héberge 279, soit plus du double de sa capacité. Cette disproportion et ses effets, déjà anciens, s’agrémentent depuis plusieurs mois d’une nouvelle détérioration des conditions de travail et de "confort" de détention, selon le syndicat Force Ouvrière. 18 surveillants, prochainement à la retraite, ne sont pas remplacés, et, le président de la République n'accordant plus les grâces présidentielles qui dégorgeaient auparavant les effectifs, la pression monte au sein du personnel comme chez les personnes incarcérées. Cette conjoncture ne laisse rien présager de positif, dans une prison déjà largement négligée où 46 prisonniers dont une femme dormiraient à terre dans des cellules logeant préalablement deux détenus, et dans laquelle s’organiserait un "parcage des Mineurs", également selon F.O. Pour que la marmite ne bouille pas trop fort, le syndicat a exigé hier des renforts pour l’été, saison d’accroissement traditionnel de la surpopulation carcérale, qui atteint déjà 230% à Perpignan.