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Elections régionales, miroir aux alouettes?

Affiches électorales- Elections régionales - Port-Vendres, 6 mars 2010
Affiches électorales- Elections régionales - Port-Vendres, 6 mars 2010
Une phrase de Georges Frêche ressortie en janvier par la presse parisienne a lancé la campagne des élections régionales en France, alors que Nicolas Sarkozy et les présidents de partis politiques y avaient échoué. Mais la question cruciale n’est pas la déchirure du Parti Socialiste ni les petites phrases et les accusations de racisme ou de xénophobie. Elle serait plutôt "Comment s’est organisé un débat sur la Province contre l’Etat, la périphérie contre le centre, à partir d’une phrase du Président de la Région Languedoc-Roussillon ?". En effet, comment le plus grand promoteur de la centralisation montpelliéraine contre les périphéries, dont fait partie le département des Pyrénées-Orientales, est-il devenu l’icône du girondisme ? La globalisation des élections régionales en « enjeu national » résume le scrutin à une rixe partisane, tout en omettant les bilans des régions, sur fond de "dépoussiérage" de l'organisation des collectivités territoriales. Cette recentralisation des esprits, qui suit la recentralisation budgétaire souterraine, révèle-t-elle une incapacité française à « penser régional », relancée par la panne européenne ?