SOCIÉTÉ

La Cour des Comptes dénonce les dérives financières du Barcarès

« Absence de débats », « comptabilité peu fiable », « confusion entre les structures »

Le Barcarès, Roussillon / DR
Le Barcarès, Roussillon / DR
Le rapport annuel de la Cour des Comptes, présenté ce mardi à Paris, illustre la dérive de l’argent public notamment par l’exemple de la Ville du Barcarès. En 45 pages, les magistrats critiquent la « confusion totale » entre la « Société d’Economie Mixte d’études et d’aménagement de développement du département des Pyrénées-Orientales » (SEMETA), créée en 1996 pour l’aménagement touristique, et la « Société de promotion et d’animation du Barcarès » (PROMABA), créée en 1983 pour créer des animations touristiques. La Cour des Comptes dénonce la dérive des sociétés « satellite » de la Ville du Barcarès, dont l’intérêt est « d’échapper totalement aux contraintes de la gestion publique ». Parmi les « irrégularités » relevées figurent une « absence de débats » au sein des deux structures, une « comptabilité peu fiable », et le fait que l’ancien maire, Alain Ferrand, inéligible suite à une condamnation pour « prise illégale d’intérêts », soit « revenu siéger » à la SEMETA, « alors qu’il n’avait plus juridiquement qualité pour le faire ». Au chapitre du pittoresque, la Cour des Comptes s’étonne d’un budget de 12.000 euros affecté en 2006 à l’organisation de « sardinades », alors que les pêcheurs, qui n’ont délivré aucun détail de leurs prestations, n’ont pas eux-mêmes « fourni le poisson ».