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Changer ou inventer l'identité nationale ?

La France, inquiète, a son ministère de « l'immigration, de l'intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire », en accord avec Nicolas Sarkozy, qui refusait, le 13 mars 2007, de « laisser le monopole de la nation à l'extrême droite ». Inédite en Europe, la question identitaire française posée aux élites et à la population renvoie à l’essence historique du pays : en marge des textes légaux, existe-t-il vraiment une identité française, ou, au contraire, la France peine-t-elle encore à digérer l’existence de ses identités territoriales, auxquelles s’ajoutent les apports issus de l’immigration ? Au risque que la rationalisation de la diversité française devienne un casse-tête, le sentiment français peut-il être décrété ? Ce sentiment existe-t-il en tant qu'identité, alors même que la République Française repose sur des valeurs philosophiques ?