SOCIÉTÉ

Polémique citoyenne sur des antennes SFR à Montesquieu

L'association AMIC a réuni 450 signatures contre un projet municipal

Antennes de téléphonie mobile à Théza, Roussillon, juin 2009
Antennes de téléphonie mobile à Théza, Roussillon, juin 2009
Après une vive polémique apparue en 2008 à Villeneuve-de-la-Raho, au Sud de Perpignan, la tension monte autour des présumés effets nocifs des antennes-relais de téléphonie mobile, dans la commune de Montesquieu, au pied du massif des Albères. Le débat est alimenté par un projet d’installation, début septembre, d’une antenne sur la partie haute du village, au bénéfice de l’opérateur SFR, autorisé par la mairie, avec 6000 euros de dédommagement annuel. Un débat public, organisé ce jeudi soir à l’initiative de l'Association Montesquivaine d'Initiatives Citoyennes (AMIC), qui exige un débat public, vise à alerter l’opinion sur les « craintes » ressenties par les « riverains » envers leur « santé » et pour leur , selon un communiqué de l’AMIC, en date de ce mercredi. Prête à occuper physiquement le site envisagé et armée d’une pétition de 450 signatures parmi les 1000 habitants de la commune, le collectif défie la municipalité, dirigée par la sans étiquette Huguette Schuler-Pons, qui se serait engagée trop prestement avec SFR et négligerait les « inquiétudes » d’une partie de la population. Au nom du principe de précaution en matière de santé, ce nouvel avatar démontre l’éventualité d’un effet boule de neige en Pays Catalan, sur fond d’incertitudes internationales en matière de nocivité des ondes concernées.