POLITIQUE

Municipales 2008 à Perpignan : soupçons de fraude aussi à gauche ?

Avec le calme retrouvé et trois conseils municipaux depuis, la chaussette de Perpignan, qui a bousculé le dépouillement du 16 mars 2008, peine à faire émerger des suites. Dans la semaine du 17 mars, Jacqueline Amiel-Donat (PS), dénonçait, preuves à l’appui, un système électoral corrompu, mais, dans un possible scénario d’arroseur arrosé, sa liste perdante gauche-Modem serait elle-même concernée, selon l’hebdomadaire Le Petit journal. Dans son édition du vendredi 2 mai, ce média de trash-news marqué à droite avance une « liste provisoire » de 30 irrégularités imputables à la liste malheureuse, par l’intermédiaire de ses « amis, proches ou colistiers » déployés sur le terrain. Sous le titre « 30 chaussettes chez Amiel-Donat » est abrité un relevé d’erreurs variées : signatures sur les listes d’émargement en dehors des cases idoines, ou différentes entre le premier et le second tour, gestion des procurations etc. Au pays des rumeurs et dans un silence médiatique semblable au choix de Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan, de se taire sur le sujet jusqu’au dénouement judiciaire, ces irrégularités, si elles étaient avérées, mettraient à jour non plus un « système Alduy » mais, plus largement, perpignanais.