POLITIQUE

La pilule THT est passée auprès des décideurs

Le nouveau projet de Ligne à Très Haute Tension France/Espagne est son enfouissement entre Baixas et Santa Llogaia d’Àlguema, selon l’annonce du Ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, mercredi 30 avril. Celui-ci, relayant le coordinateur européen Mario Monti, a reçu l’assentiment immédiat d’Hugues Bousiges, Préfet des Pyrénées-Orientales, Christian Bourquin, Président du Conseil Général, et Jean-Paul Alduy, Maire de Perpignan et Président de la Communauté d’Agglomération Perpignan-Méditerranée. Ces deux derniers, qui s’accordent même sur une solution sous-marine, plutôt que souterraine, prennent du champ face au Collectif anti-THT, dont l’argumentaire évoque l’inutilité de la ligne. Pour sa part, dans un communiqué du même jour, le réseau Sortir du Nucléaire s’oppose au nouveau projet, considéré « aussi anti-écologique qu’une ligne aérienne » et propose des « systèmes décentralisés » liés aux énergies renouvelables. 5 ans tout juste après le début de la grogne, la THT pourrait donc présenter un parcours, détours inclus, de 110km, soit 40 km de plus que le projet souterrain… en attendant d'hypothétiques avatars quant aux éventuels choix des communes d‘immersion. Le nouveau tracé sera officialisé lors du sommet franco-espagnol prévu en juin.