Perpignan se trouverait à 350 km de Tchernobyl ?

Le 26 novembre 2006, le nettoyage du système d’extraction et de filtration d’air de la centrale nucléaire d’Ascó, dans la province catalane de Tarragona, a causé une contamination de particules radioactives. Cette information n’a été divulguée que le 4 avril 2008 au Conseil de Sécurité Nucléaire, qui l’a classée, puis s’est ravisé, estimant le problème plus important qu’il n’y paraissait. Mais juste avant, le 16 avril 2008, de nouvelles traces de particules radioactives ont été découvertes et une enquête a été ouverte sur la gestion de la fuite. Parallèlement, une mission de vérification de la Direction Générale de l’Energie et des Transports de la Commission Européenne a visité la centrale le 29 avril. Le 30, ses conclusions étaient encourageantes : le risque radiologique pour la population aurait été insignifiant et les mesures prises la le CSN efficaces et de qualité. Mais le doute provient des déclarations faites en France lors du drame de Tchernobyl en 1986. C’est là qu’a été faite une différence entre la réalité économico-politique et la vérité écologique : une pollution ne connait pas de frontières.