SOCIÉTÉ

90% des prostituées de La Jonquera viennent de Roumanie

Aucune étude officiellement sur la clientèle française dans les "clubs"

Aire de stationnement de La Jonquera
Aire de stationnement de La Jonquera
Le recours à la sexualité tarifée de la part d’habitants des Pyrénées-Orientales semble s’établir dans des proportions inavouées, à la faveur de la géographie catalane. Au Sud, où la prostitution est autorisée, comme dans le reste de l’Espagne, le gouvernement autonome de la Generalitat de Catalunya applique en plus une réglementation strictement contrôlée. Mais les chiffres de cette réalité, évidente en Catalogne du Nord et même dans le Sud-Languedoc, y restent inconnus. Ainsi, alors que la prostitution est pratiquée dans 2500 maisons de charme recensées par la police nationale espagnole sur l’ensemble du territoire espagnol, la ville de La Jonquera, où 20 clubs sont installés, voit « travailler » 90% de femmes roumaines, tandis que les patrons de bordels sont du pays. Selon une enquête du quotidien espagnol El Pais, qui révélait le 4 juin un chiffre d’affaires de 18 milliards d’euros produit en 2008 par le cumul des « clubs » espagnols, ces prostituées tournent d’établissement en établissement pour garantir une forme de variété aux « clients ». En l’absence d’étude officielle établie en France, il reste de notoriété publique que ces « clients », notamment le week-end, proviennent du territoire français, dans un phénomène présent aussi en Belgique.