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La jeunesse, un sacrifice perpétuel ?

Toutes les générations sont sacrifiées, car à chacune, les jeunes donnent de leur personne. En 1914-18, en France et en Catalogne Nord, la saignée de la guerre a touché les forces vives, puis la seconde guerre a divisé, occupé et rationné la France, avec certains prolongements jusqu’à la pacification de l’Algérie. Puis la douleur a touché les enfants des crises pétrolières et ceux des crises financières. Dans ce contexte, seule la « génération de 68 » semble avoir été protégée, mais a revendiqué, au point de créer des luttes voire de fabriquer sa crise. Par temps de grèves et de blocages universitaires, que sont les « jeunes » ? Un âge, un état d’esprit ? Ont-ils le monopôle de la révolte ? La normalité serait-elle de briser systématiquement les rêves d’une classe d’âge, pour accéder au stade de l’âge adulte, fait de concessions du fait de sa confrontation directe avec les réalités de la vie ?