POLITIQUE

A Perpignan, cafouillage municipal autour d’une salle "Zénith"

L’opposition PS calme les ardeurs du maire UMP Jean-Paul Alduy

Nouvelle version du palais des expositions de Perpignan, mardi 17 mars 2009
Nouvelle version du palais des expositions de Perpignan, mardi 17 mars 2009
L’aménagement d’une salle de spectacle de prestige à Perpignan, annoncé par la Ville vendredi 13 mars, a fait l’objet de l’emballement du maire Jean-Paul Alduy, désignant alors par la marque « Zénith » cette simple « nouvelle configuration scénique » du Palais des Expositions, en peine au niveau acoustique depuis son ouverture en 1984. En effet, une enceinte « Zénith » comme il en existe 17 en France doit répondre légalement à un cahier des charges strict contrôlé par le Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz (CNV). La nouvelle version du Palais des expositions portera néanmoins sa capacité de 3117 à 4886 places assises, à l’issue de travaux terminés en 2012 qui porteront également sur le système d’éclairage et la qualité du son, parfois aux limites du supportable, par l’intermédiaire de voiles au plafond et de murs de toile. L’euphorie de M. Alduy, désireux de transformer Perpignan, selon ses mots, en « petite grande ville », sur l’exemple de l’ouverture d’une FNAC en 2004, a ainsi semé une forme de confusion, en réaction de laquelle son opposante socialiste Jacqueline Amiel-Donat réagissait lundi en évoquant des « promesses » consécutives à une « très longue période d’hibernation », tout en citant ledit « Zénith », inclus dans un catalogue de « maisons de papier ».