ECONOMIE

Les syndicats espagnols proposent le gel des salaires pour maintenir l'emploi

Tensions sur les négociations salariales en Espagne, avec 1% d'inflation

Ignacio Fernández Toxo, secrétaire général du syndicat Comisiones Obreras
Ignacio Fernández Toxo, secrétaire général du syndicat Comisiones Obreras
La crise profonde qui affecte l'économie mondiale n'en finit pas de remettre en cause en profondeur le système actuel. Ainsi, la faiblesse historique de l'inflation en Espagne, 0,7 % , taux le plus faible depuis 40 ans qui garantit pour l'instant la stabilité des prix et le maintien du pouvoir d'achat des ménages, commence à créer des tensions sur les négociations salariales. En effet, la Confédération Espagnole des Organisations Patronales a annoncé hier souhaiter négocier l'augmentation des salaires très en dessous des 2%, voire de les geler face à la crise, alors que l'Institut des statistiques espagnol calcule une inflation globale voisine de 1% en 2009. Mais les syndicats refusent de négocier en dessous des 2% d'augmentation, comme l'a exprimé hier Ignacio Fernández Toxo, le secrétaire général du syndicat Comisiones Obreras, considérant les efforts qu'ont déjà fait les salariés qui refusent de généraliser une telle décision, et préconisent le gel des salaires en échange du maintien des emplois, au cas par cas dans chaque entreprise. Les syndicats espagnols souhaitent cependant continuer à travailler de concert avec le patronnat pour éviter d'aggraver la pression sur les entreprises. Dans ce contexte de mondialisation et de crise, l'équilibre est difficile entre la productivité, pour faire face à la concurrence mondiale, et l'amélioration des conditions salariales.