POLITIQUE

Perpignan : Amiel-Donat et Codognès repartiraient rivaux aux élections

Jean Codognès, leader du groupe municipal "Union pour Perpignan"
Jean Codognès, leader du groupe municipal "Union pour Perpignan"
Dans un scénario imprévu, jeudi 15 janvier a été politiquement décisif à Perpignan. En effet, en décembre dernier, Jacqueline Amiel-Donat, devenue au deuxième tour des municipales de mars 2008 leader officiel de l’extrême gauche jusqu’au centre, avait fixé au 15 janvier un ultimatum pour le ralliement, à sa candidature dès le premier tour, du candidat divers gauche Jean Codognès. Mais aucun résultat connu ne filtre de possibles tractations entre les deux rivaux, dans l’hypothèse que le Conseil d’Etat casse l’élection du maire UMP Jean-Paul Alduy. Dans ce silence éloquent, l’Union pour Perpignan dirigée par M. Codognès, forte d’avoir rassemblé ce même 15 janvier 400 sympathisants lors de ses vœux, affûte ses armes, par blogs, communiqués et analyses interposés, armée d’un réseau de 50 Conseillers de quartier, qui rappellent les Commissaires de quartier liés à la municipalité et s'apprête à diffuser 30.000 tracts. En face, ou à côté, la candidature de Mme Amiel Donat, estampillée PS, s’impose davantage par une légitimité de parti que par une implication visible aux yeux de tous. Ces deux stratégies foncièrement différentes seront donc opposées au premier tour en cas d’élections, exactement comme en mars 2008, dans une nouveau désamour et une simple affinité à vouloir succéder à Jean-Paul Alduy.