POLITIQUE, ENVIRONNEMENT

“Coup de force” de la mairie de Port-Vendres contre l’environnement

La fédération FRENE 66 monte au créneau pour dénoncer des irrégularités

Grégory Marty, maire centriste de Port-Vendres / DR
Grégory Marty, maire centriste de Port-Vendres / DR

Le maire de Port-Vendres avait promis de ne pas bétonner, mais ils engage une enquête publique visant les quartiers des Tamarins et du pont de l’amour. La fédération FRENE 66 montre au créneau.

Après avoir pris position sur de possibles égarement environnementaux à Argelès-sur-Mer, la redoutable  fédération Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement – Pyrénées-Orientales (FRENE 66), membre de France Nature Environnement, dénonce un “coup de force du maire de Port-Vendres” et intente un procès en (in)sincérité. Dans un communiqué en date de ce 1er octobre le lanceur d’alerte Marc Maillet, président de FRENE, titille Grégory Marty, premier magistrat centriste engagé à geler tout projet immobilier lors de sa campagne électorale, en 2020. L’élu  lance désormais une enquête publique pour à nouveau “bétonner les secteurs des Tamarins et du Pont de l’Amour”.


Le béton n’a pas d’odeur politique

Le tribunal administratif et la cour administrative d’appel ayant estimé que l’urbanisation visant le secteur des Tamarins et du Pont de l’Amour ne respectent pas la loi Littoral, la relance municipale du dossier est une irrégularité. Le conseil municipal de Port-Vendres a validé deux révisions “allégées” du plan local d’urbanisme (PLU) de la commune, une habile façon de “passer en force”, estime la fédération, selon laquelle le changement de majorité municipale, de Jean-Pierre Romero (UMP) à Grégory Marty, n’a pas éliminé la manie bétonnière.  FRENE demande au maire et au préfet des Pyrénées-Orientales, Etienne Stoskopf, que l’enquête sur le PLU “allégé” soit immédiatement retirée, afin que l’illégalité ne s’ajoute pas à l’illégalité.

Engagé par feu le maire RPR Jean-Jacques Vila au XXe siècle, le lotissement du Pont de l’Amour reste illégal et “de nombreux permis de construire des villas de ce lotissement ont été définitivement annulés par la justice administrative”, rappelle FRENE 66. ”Il en a été de même dans les nombreuses tentatives de bétonner le secteur du Cap Béar”.

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Esteve Valls