POLITIQUE

Elne et Collioure boycottent la communauté de communes d’Argelès

Le projet de territoire, d’une durée de 15 ans, fait l’impasse sur l’essentiel

Séance de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris, à Elne / DR
Séance de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris, à Elne / DR

La feuille de route de la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris pour les 15 ans à venir a des allures d’inachevé.  Les élus de Collioure et Elne refusent de la valider.

Lors du conseil communautaire de la communauté de communes Albères - Côte Vermeille - Illibéris (CCACVI) qui se tenait lundi 20 septembre, le “projet” global de cette collectivité, visant les 15 prochaines années, a été soumis au vote des présents. Ce document d’importance, engageant une partir de l’avenir de 55 000 habitants, a été transmis tardivement et séquentiellement aux intéressés. Parmi élus issus de 15 conseils municipaux, de Cerbère à Montesquieu-des-Albères, ceux de Collioure et d’Elne se sont abstenus de vote.


Un amateurisme administratif involontaire ou stratégique ?

Le groupe représentant la ville d’Elne conteste la méthode de gouvernance interne de la présidence de CCACVI. Il n’a obtenu les documents décrivant le projet “que par étapes, incomplets, pour finalement avoir la globalité de la proposition il y a seulement quelques jours, en découvrant un classement de priorités qui n’a pas été décidé collectivement, détaille un communiqué. En outre, les commissions de la CCACVI n’ont pas été associées aux réflexions préalables.

Ces élus critiquent l’absence de “débat sérieux sur le pacte fiscal et financier” et de consultation populaire, remplacée par de simples réunions. Ils regrettent que le projet de territoire, théoriquement incubé dans un “conseil de développement”, fasse l’impasse sur la jeunesse, la citoyenneté, les ordures ménagères, la transition écologique, énergétique, agricole, le fonctionnement démocratique de la communauté de communes et la catalanité. La longueur de cette liste interroge sur le pilotage et les destinées de la CCACVI, qui échappe à tout contrôle de pertinence, qui serait effectué par une autorité d’ordre moral, administratif ou populaire.

Esteve Valls