SOCIÉTÉ

Une affaire de squatteurs derrière l’incendie criminel de Perpignan

Enquête suite à la mort d’un homme de 44 ans dans la nuit jeudi à vendredi

Le 22, rue Dagobert de Perpignan, ce samedi 18 septembre 2021 © La Clau
Le 22, rue Dagobert de Perpignan, ce samedi 18 septembre 2021 © La Clau

L’incendie criminel dans le quartier Saint-Matthieu de Perpignan, qui a provoqué la mort d’un homme, trouve son origine dans une affaire de squat, qui reste à éclaircir.

Le dernier fait d’actualité survenu dans le quartier Saint-Mathieu de Perpignan, où un homme est mort des suites d'un incendie  criminel, confirme la dérive des lieux. Dans la nuit de jeudi à vendredi, peu après minuit, un incendie a été déclenché volontairement au premier étage du 22 rue Dagobert, habité par plusieurs squatteurs.


Ce drame semble trouver son origine dans une dispute, intervenue quelques heures auparavant, mêlant les occupants illégaux et possiblement un locataire du 3e étage. Lors de l’incendie, celui-ci, âgé de 44 ans, est remonté chez lui pour sauver son chien, mais il a été grièvement brûlé. Evacué d’urgence au centre hospitalier, puis vers une unité spécialisée à Montpellier, il a succombé à ses blessures. 

Une enquête est ouverte pour "destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort" suite à ces faits d’une extrême gravité, qui se sont produits à faible distance du Conservatoire de musique Perpignan Méditerranée. Dans la même rue, une jeune femme de 32 ans s’est défenestrée depuis un 2e étage, le 5 janvier dernier. Le 2 mai, un homme de 30 ans a été abattu, rue Dugommier, la principale artère qui remonte le secteur.

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Perpignan, HBM Saint-Mathieu, 1950

Isabelle Fajal