SOCIÉTÉ

Bus lapidé à Perpignan : où est passé le plan préfectoral anti-caillassage ?

Les services de l’État ont instauré un protocole en 2015

Bus du réseau Sankéo, sur le pont rouge de Perpignan © Sankéo
Bus du réseau Sankéo, sur le pont rouge de Perpignan © Sankéo

Un bus Sankéo a été caillassé jeudi 9 septembre dans le quartier Clodion de Perpignan. Perpignan Méditerranée réagit, mais le plan spécial lancé en 2015 par la préfecture a disparu.

Après un certain temps de pause, un bus du réseau Sankéo a été “caillassé”, selon la formule habituelle, à Perpignan. Les faits se sont produits en début de soirée, jeudi 9 septembre, rue François Rude, dans le secteur Clodion-Torcatis du quartier du Bas Vernet. Les projectiles ont brisé deux vitres du véhicule, sans occasionner de blessures à quiconque.


En réaction, Perpignan Méditerranée Métropole, en charge des transports, a organisé la présence de trois médiateurs sur la ligne de bus C, visée par cette agression. Ces agents spécialisés, au nombre de huit sur l’ensemble du réseau Sankéo, doivent constituer une force de dissuasion.

Où est passé le “plan anti-caillassage” de 2015 ?

Le rapport des faits, en silos, sans mise en perspective ni contextualisation, devient normatif dans le système d’information et institutionnel en Pays Catalan, décidément amnésique. En effet, un dispositif surnommé “plan anti-caillassage” a été mis en place en janvier 2015, à Perpignan, pour stopper la multiplication des faits dédiés. Ce projet préfectoral s’est manifestement évanoui, à la faveur d’un turnover des préfets. En, effet il a été engagé par la préfète Josiane Chevalier, à laquelle ont succédé Philippe Vignes, Philippe Chopin et Etienne Stoskopf, l’actuel titulaire. Cet enchaînement de hauts fonctionnaires garantit une déperdition d’informations. Le phénomène du caillassage est pourtant signalé de façon récurrente depuis 2010 dans la capitale du Roussillon.

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Isabelle Fajal