SOCIÉTÉ

La Catalogne accueille 208 réfugiés d’Afghanistan

48 exilés sont arrivés dans la province de Girona

Plusieurs familles afghanes fuyant leur pays arrivent à Dubaï à bord d'un avion espagnol © EP
Plusieurs familles afghanes fuyant leur pays arrivent à Dubaï à bord d'un avion espagnol © EP

La Catalogne accueille le plus grand nombre de migrants afghans  parmi les territoires d’Espagne. 208 personnes fuyant les talibans  vont y bénéficier d’un programme d’intégration.

Après 10 jours d’évacuations au travers de 17 rotations aériennes, les premiers exilés Afghans sont arrivés en territoire espagnol. La Catalogne du Sud accueille 208 de ces migrants qui viennent de quitter leur pays suite à la prise de pouvoir des talibans. Cette arrivée se déroule dans le cadre de l’opération Antígona, coordonnée par le gouvernement espagnol. Par territoires, la province de Girona a reçu 48 de ces réfugiés, contre 145 pour la province de Barcelone, 15 dans celle de Tarragona et aucun dans la province de Lleida.


Intégration, logement et accès à l’emploi

Parmi 1723 réfugiés pris en charge et évacuées par l’Espagne depuis Kaboul, le profil général est celui de familles jeunes, composées de 5 individus. Ces migrants ont 22 ans en moyenne, un tiers a moins de 15 ans. L’Etat espagnol,  la Croix Rouge  et plusieurs ONG font partie du dispositif d’accueil et d’intégration des arrivants. L’accueil d’une durée de 6 à 9 mois, sera suivie d’une “préparation à l’autotomie”, comportant un soutien à l’intégration, selon des parcours individualisés. Le Logement, l’orientation sociale, l’aide financière, l’assistance juridique, l’assistance psychologique, la traduction et la formation vers l’emploi composent cette stratégie. La scolarisation des enfants sera assurée en concertation avec les mairies.

Zéro migrant afghan pour les Îles Canaries

Parmi les régions espagnoles, l’Andalousie accueille 188 migrants afghans et l’Aragon en reçoit 179, contre 167 pour la Communauté de Madrid. Le Îles Baléares en reçoivent 33, mais les Îles Canaries n’en reçoivent aucun, eu égard aux réticences populaire envers l’immigration, de José Luis Escrivá, ministre espagnol de l’Inclusion, de la Sécurité social et des Migrations.

Isabelle Fajal