SOCIÉTÉ

Covid : le Pays Catalan approche le seuil fatidique des 200

Les cas de coronavirus continuent leur inexorable progression

Marché de Prades, Conflent, Pays Catalan / DR
Marché de Prades, Conflent, Pays Catalan / DR

L’explosion du Covid en Pays Catalan laisse prévoir de nouvelles restrictions, car le “seuil des 200” sera inexorablement franchi dans la semaine.

L’évolution du Covid-19 dans les Pyrénées-Orientales laisse entendre l’arrivée du pire scénario estival, après la première alerte donnée vendredi 9 juillet. Depuis lundi 12 juillet, lorsque le taux de 130 cas pour 100 000 habitants était atteint, la progression représente 20 à 30 % par jour. Un taux de 155 était enregistré ce mardi 13 juillet. Entretemps, l’été touristique s’est un peu plus installé et le passage du Tour de France a produit un imprudent brassage de population, participant à la contagion par variant Delta.


Ce mercredi 14 juillet ou ce mercredi 15 juillet devraient signaler le tournant de la quatrième vague de Covid en Pays Catalan, car le seuil des 200 cas, dit “taux d’incidence limite”, annoncé par Emmanuel Macron lundi 12 février, déclenchera inévitablement les “mesures de freinage” annoncées par le chef de l’État. Confinement, couvre-feu, masque obligatoire dans la rue (sur l’exemple de Collioure), ré-encouragement au télétravail... le dispositif reste à connaître.

Les Pyrénées-Orientales sont promises à ouvrir le bal de nouvelles restrictions, sous la houlette du préfet, Étienne Stoskopf, tandis que l’Agence Régionale de la Santé (ARS) ne dissimule pas ses craintes. L’arrivée officielle de la 4e vague précède un mois d’août illustré par une augmentation des hospitalisations, selon l’hôpital de Perpignan. L’augmentation démographique saisonnière ne devrait pas arranger le phénomène.

En marge de tout alarmisme, le Pays Catalan enregistre 332 décès par Covid depuis l’arrivée de la pandémie. Ce mardi 13 juillet, le nombre de personnes hospitalisées à Perpignan, en lien avec le virus, était de 52, contre 45 signalées vendredi 9 juillet par l’ARS.

Laura Pardineille