SOCIÉTÉ

A Perpignan, l’affaire Bénitez dans l’impasse 8 ans après

Énigme totale malgré les reportages à répétition

Allison Benitez / Instagram Allison Benitez
Allison Benitez / Instagram Allison Benitez

La Perpignanaise Allison Benitez et sa mère Marie-José Benitez ont disparu le 14 juillet 2013. Huit ans plus tard, l’élucidation de l’affaire n’a pas avancé d’un iota.

Un compte Instagram parfois encore animé par des messages d’amis qui persistent en sa mémoire, une fiche Wikipédia entièrement consacrée à l’affaire... le souvenir d’Allison Solène Benitez s’estompe en Pays Catalan, huit ans après sa mystérieuse disparition. L’affaire Benitez, qui implique le père de la victime, Francisco, dit “Paco”, a fait l’objet de multiples spéculations sous forme de reportages à sensation diffusés sur France 2, W9, NRJ 12, NT1 et 13e rue. Mais au-delà d’alimenter une chronique criminelle à tort mêlée avec l’autre affaire, celle des “disparues de la gare de Perpignan”, rien ne transparaît, seule la suspicion persiste sur l’entière culpabilité du père, mais sans réelles preuves.


En 2021, comme lors de dernier bilan, en 2018, l’énigme Bénitez reste toujours aussi épaisse. La disparition mystérieuse, à Perpignan, le 14 juillet 2013, de la candidate au concours de beauté Miss Roussillon alors âgée de 20 ans, et de sa mère Marie-José Benitez, née Barbet, suivie du suicide par pendaison de son père, Francisco Benitez,  ne laissent entrevoir aucune piste nouvelle.

Dissimulation et double vie

Un scénario adultérin mettant en scène le légionnaire espagnol et plusieurs maîtresses, jusqu’à la découverte des faits, par Allison, semble probable, sans preuves réelles. Un étrange antécédent a impliqué “Paco”, en 2004,  lorsque l’une de ses maîtresses, la Brésilienne nîmoise Simone Oliveira Alves, a elle aussi disparu sans que l’on ne retrouve jamais sa trace.  Art de la dissimulation, double vie et mise à profit des distances entre les territoires font partir de cette intrigue bien intacte.

David Senyarich