SOCIÉTÉ, POLITIQUE

Les espaces verts comestibles arrivent à Elne

Des agrumes et légumes plantés par la collectivité

"Jardin de la liberté", doté de plantations comestibles, Elne, Roussillon, Pays Catalan © Elne Comm'une idée neuve
"Jardin de la liberté", doté de plantations comestibles, Elne, Roussillon, Pays Catalan © Elne Comm'une idée neuve

Les espaces verts comestibles deviennent une réalité à Elne,  où une première plantations d'agrumes et légumes s’est déroulée lundi 5 juillet.

A l’instar des villes d’Albi (Tarn), Arcueil (Val-de-Marne) et quelques rares autres communes françaises, Elne engage une politique d’aménagement d’espaces verts comestibles. Les agrumes et légumes vont progressivement prendre place dans plusieurs jardins publics, avec pour premier exemple une action menée dans le jardin de la Liberté.


Dans le cadre d’un mandat largement orienté sur l’agriculture, dans ses volets liés à la proximité et à la qualité alimentaire partagée par tous, le mairie, Nicolas Garcia (Parti Communiste Français), encourage cette qualification d’espaces d’agrément en potagers, dans des proportions mesurées. Lundi 5 juillet, la municipalité a encadré des plantations d’orangers et citronniers, sous la houlette d’André Trives, conseiller municipal délégué à l’Agriculture et exploitant en permaculture. Cette action en précède d’autres, qui concerneront des plants de tomates cerises, tomates catalanes anciennes, aubergines, pastèques anciennes et autres. Cette initiative “marque la volonté de planter nos espaces verts d'espèces comestibles et aromatiques, tout en favorisant ou améliorant l'accès du public à ces lieux de détente, de rencontres, de convivialité”, précise l’équipe municipales.

Un principe reposant sur la confiance

Les espaces verts comestibles reposent sur le principe de la confiance individuelle dans le respect de la collectivité communale. Le prélèvement outrancier de fruits et légumes, peu ou prou assimilable au vol, reste parfaitement possible, mais la responsabilité de chacun est engagée, sous un contrôle  plus moral que politique. “Espérons que la population respecte, protège, entretienne et in fine puisse consommer le fruit de ces plantations”, précise la mairie d’Elne.

 

Esteve Valls