POLITIQUE

Le socialiste Pedro Sánchez n’acceptera “jamais” un référendum en Catalogne

Le 1er ministre espagnol manifeste un esprit d’ouverture fermé

Sanchez
Sanchez

Le 1r ministre espagnol invite les dirigeants catalans au dialogue, mais interdit que l’on parle d’autodétermination.

La question catalane est relancée en Espagne, suite à la libération, le 23 juin, des prisonniers politiques favorables à l’indépendance. Un mois auparavant, le 21 mai, le nouveau président catalan, Pere Aragonès (Esquerra Republicana de Catalogne – Gauche Républicaine de Catalogne), affirmait son souhait de faire aboutir l’indépendance en s’inspirant du modèle écossais. Mais le Président du gouvernement central espagnol et Premier ministre, Pedro Sánchez, ne partage pas ce dessein.


Leader du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), partisan auto-affirmé du “dialogue et de la concorde”, le Premier ministre espagnol s’est exprimé au Congrès espagnol, à Madrid, sur le conflit qui oppose la Catalogne à l’Espagne, mercredi 30 juin. Il n’acceptera “nunca jamás” (”Jamais au grand jamais, en espagnol idiomatique) un référendum d’autodétermination de la Catalogne, malgré la demande de démocratie exprimée par la population et par ses représentants élus.

Un dialogue avec des interdits

P. Sánchez a invité les souverainistes catalans à “retrouver l’esprit de la Constitution” (datant de 1978, après 36 ans de régime totalitaire franquiste – ndlr), avant de défendre “l’opportunité de dialogue et de la négociation”. Cet esprit d’ouverture apparente reste cependant circonscrit dans un périmètre restreint, la possibilité d’une émancipation catalane étant exclue dudit dialogue.

Esteve Valls