POLITIQUE

Perpignan. Vers une alliance LR-RN pour faire tomber la gauche au Conseil départemental

Le RN Gilles Foxonet et le LR Jean Sol argumentent sur une union de projets

Le sénateur LR Jean Sol, le 24 juin 2021 sur France Bleu Roussillon © France Bleu Roussillon
Le sénateur LR Jean Sol, le 24 juin 2021 sur France Bleu Roussillon © France Bleu Roussillon

La gauche pourrait perdre le pouvoir au Conseil départemental, à Perpignan, suite à un accord entre les Républicains et le Rassemblement national.

Le second tour des élections départementales dans les Pyrénées-Orientales, ce dimanche 27 juin, doit déboucher sur des rapports de force inédits. La gouvernance de l’assemblée devrait être compliquée par une répartition de sièges acquis par la gauche, la droite et l’extrême droite, en représentation des 17 cantons du territoire. Or, une alliance Les Républicains-Rassemblement National (LR-RN), destinée à succéder à 23 ans de gauche, est fortement probable.


Le chef de file LR, Jean Sol, déclarait “la démocratie fait qu’à un moment donné, il faut être en capacité de travailler avec toutes les bonnes volontés, autour d’un projet, au service de notre département et de ses habitants, sans exception ni sectarisme, jeudi 24 juin, sur France Bleu Roussillon. Le porte-parole RN sur ce scrutin, Gilles Foxonet, maire ex-LR de Baixas, adoptait cette même ligne d’ouverture apparente, en estimant qu’il est “tout à fait compatible de travailler avec tous les démocrates”.

Avec leurs précautions de langage, les deux pôles de droite ont exprimé leur assentiment pour une union stratégique, pour ravir le pouvoir à dominante socialiste et communiste, instauré par le président Christian Bourquin en 1998. De son côté, en conférence de presse, le conseiller départemental LR sortant Thierry del Poso, maire de Saint-Cyprien, lançait “nous travaillerons sur un projet commun, sans ostracisme”.

Isabelle Fajal