POLITIQUE

Les prisonniers catalans quittent la prison avec l’envie de faire aboutir l’indépendance

Suite à la grâce prononcée par l’État espagnol

Les 7 ex-détenus indépendantistes catalans de la prison de Lledoners, région de Barcelone, 23 juin 2021 © ACN
Les 7 ex-détenus indépendantistes catalans de la prison de Lledoners, région de Barcelone, 23 juin 2021 © ACN

Boostés par leur incarcération, les dirigeants indépendantistes catalans Jordi Sànchez, Jordi Cuixart,  Carme Forcadell et Oriol Junqueras quittent la prison avec l’envie de faire aboutir l’indépendance.

Les dirigeants indépendantistes catalans incarcérés après le référendum organisé le 1er octobre 2017 ont quitté la prison, ce mercredi, après avoir été graciés par le gouvernement et la monarchie espagnole, ce mardi 22 juin. La consultation, interdite par la justice espagnole,  avait comporté des violences policières dont les images avaient fait le tour du monde.


Après plus de trois ans d'incarcération, sous les acclamations de nombreux soutiens, sept de ces personnalités ont quitté la prison de Lledoners, dans la province de Barcelone, dont Oriol Junqueras, ex-vice président du gouvernement catalan dirigé par Carles Puigdemont, Jordi Sànchez et Jordi Cuixart, dirigeants des puissantes associations Òmnium en Assemblea Nacional Catalana (ANC). De leur côté, l'ex-présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell, et l'ex-membre du gouvernement Dolors Bassa, ont quitté la prison de Wad-Ras, située à Barcelone, et du Puig de les Basses, à Figueres.

Dans leurs allocutions, abondamment télévisées, les militants souverainistes libérés ont souligné leur déterminé leur détermination à reprendre le “travail” vers l’autodétermination de la Catalogne, et l’indépendance du territoire. L’actuel président catalan, Pere Aragonès, a d’ailleurs communiqué, en mai, son intention de relancer le processus vers la création d’une République catalane.

Pour sa part, le Premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sánchez, indiquait ce mardi que cette libération générale ouvre “une nouvelle étape de dialogue" vouée à "en finir une fois pour toutes avec la division et l'affrontement". Son opposition de droite, composée par le Partido Popular, ainsi que la force politique post-franquiste et centraliste Vox, l’accusent de "trahison" et l'ont appelé mercredi à démissionner., ce même mercredi.

Laura Pardineille