SOCIÉTÉ

Perpignan. L’Education nationale surveille-t-elle les professeurs ?

Les syndicats SNUipp et FSU 66 s’interrogent sur un possible fichage

Manifestation en présence du SNUipp-FSU 66, Perpignan, 3 juin 2021 ©  SNUipp-FSU 66
Manifestation en présence du SNUipp-FSU 66, Perpignan, 3 juin 2021 © SNUipp-FSU 66

Des accusations graves sont portées, à Perpignan, par le syndicat SNUipp-FSU 66, au sujet d’une surveillance de professeurs. 

Une information grave est indiquée à Perpignan par les syndicats enseignants SNUipp et FSU concernant une surveillance de personnel menée par la direction départementale des services de l’Éducation Nationale (DEDEN), à Perpignan. Dans un communiqué du 4 juin, le syndicat s’interroge sans ambages : “Existe-t-il un fichage des personnels à la direction départementale des services de l’Éducation Nationale des Pyrénées-Orientales ?”. La visite d’un inspecteur, le 25 mars à l’école primaire de Toulouges, le 25 mars, aurait été l’occasion d’un commentaire de l’intéressé au sujet d’un professeur, qu’il a affirmé reconnaître “puisqu’il était présent sur des photos prises lors d’un rassemblement devant la DSDEN à Perpignan, au cours duquel des dégradations auraient été commises”, précisent les syndicats.


Des méthodes illégales 

Les propos de l’inspecteurs, entendus par plusieurs témoins, sont preuve d’une surveillance photographique, selon le SNUipp et la FSU, qui ont saisi le préfet des Pyrénées-Orientales, Etienne Stoskpof, de cette situation qui n’est pas sans rappeler les méthodes policières employées lors des manifestations comportant des dégradations. Pour sa part, le directeur académique des services de l’Éducation Nationale nie l’existence de telles méthodes. Le ministère de l’Éducation Nationale est également informé et une enquête est exigée par les militants syndicaux, qui dénoncent “des méthodes non seulement d’un autre temps mais qui tombent sous le coup de la loi”.

Grégory Prujà