POLITIQUE

Barcelone. La casserole dont Manuel Valls se passerait bien

Le parti politique ERC dénonce une “fraude électorale” opérée en 2019

Manuel Valls, candidat au élections municipales de 2019 à Barcelone © ACN
Manuel Valls, candidat au élections municipales de 2019 à Barcelone © ACN

Manuel Valls, auteur d’un important dépassement de comptes de campagne à Barcelone, est pointé du doigt par la Cour des comptes espagnole. Le parti ERC dénonce un manque d’éthique.

L’ancien Premier ministre Manuel Valls a fait l’objet, mardi 18 mai, d’un dur communiqué de la formation politique Esquerra Republicana de Catalunya, dans lequel des sanctions judiciaire sont demandées contre le candidat malheureux aux élections municipales de Barcelone. Le parti indépendantiste, arrivé en tête, espère une comparution de l’intéressé face au comité d’éthique municipal. Pour sa part, le candidat d’ERC, Ernest Maragall, évoque une “fraude électorale”.


Ces prises de positions font suite aux irrégularités dans le financement de la campagne électorale de Manuel Valls, en 2019 à Barcelone, révélée en mars dernier. Selon la cour des comptes espagnole, le natif de la ville, arrivé quatrième avec 13,9 % des voix, a oublié de déclarer près de 190 000 euros et aurait dépassé de 71 % le plafond de dépenses autorisé, lors d’une opération qui a coûté 305 000 euros.

L’instance de contrôle relève également que la majeure partie de la somme a été versée par une association, appelée “’Barcelona Capital Europea”, alors qu’il est interdit qu’un tiers paie pour des services liés à l’activité des partis politique, selon la loi espagnole de financement des partis. Manuel Valls, qui semblait vouloir tout connaître de son pays d’origine, est ostensiblement empêtré dans une affaire qui devrait, comme bien d’autres, ne pas traverser la frontière de l’information qui sépare la sphère médiatique sud-catalane et espagnole de son pendant français.

Isabelle Fajal