SOCIÉTÉ, CULTURE

L’avenir incertain du Conservatoire de Perpignan

La Métropole Perpignan Méditerranée prévoit un fonctionnement low cost

Oct. 2015, inauguration de la nouvelle version du Conservatoire de Perpignan avec Roger Rigall, conseiller de Perpignan Méditerranée chargé de l’Enseignement musical, le directeur Daniel Tosi et Jean-Marc Pujol, président de Perpignan Méditerranée © PMCA
Oct. 2015, inauguration de la nouvelle version du Conservatoire de Perpignan avec Roger Rigall, conseiller de Perpignan Méditerranée chargé de l’Enseignement musical, le directeur Daniel Tosi et Jean-Marc Pujol, président de Perpignan Méditerranée © PMCA

Le Conservatoire de Perpignan n’a plus de directeur et ses financeurs veulent amputer d’un tiers son budget annuel.

Le Conservatoire Perpignan Méditerranée Métropole (PMM), baptisé “Montserrat Caballé”, du nom de la diva qui l’a inauguré en 1992, traverse une période trouble. Un directeur était attendu en mars suite à un appel à candidature national, pour remplacer Daniel Tosi, qui a dynamisé et organisé les lieux depuis 1989. Mais la nomination du nouveau dirigeant ne vient pas, plusieurs prétendants ayant renoncé, faute de perspectives de développement exaltantes et limpides. Le Covid-19 n’aide pas au processus de succession de D? Tosi, compositeur de musique contemporaine et chef d’orchestre, âgé de 66 ans et auteur de 32 ans de gestion reconnue.


Interrogations sur les finances

Dévoilé en septembre dernier, un projet de réduction budgétaire envisagé par la présidence de PMM, financeur de l’établissement,  viserait un tiers de la dotation annuelle de 12 millions d’euros. Cette amputation de moyens rend réduit la séduction du poste, dévolu à l’organisation de l’enseignement de la musique, de la danse et du théâtre, sur l’ensemble du territoire communautaire. Le Conservatoire de Perpignan. Le conservatoire du Pays Catalan coûte donc trop cher, selon l’opinion de exécutif dirigé par Robert Vila, maire Les Républicains de Saint-Estève et président de PMM depuis juin 2020. Le budget annuel était destiné à 90 % à employer les fonctionnaires, des réductions de personnel sont à redouter.

Grégory Prujà