ENVIRONNEMENT

Le nombre de mérous passe de 20 à 630 dans la réserve de Cerbère-Banyuls

Près de 50 ans après la sanctuarisation, des résultats extrêmement visibles

Spécimen de Mérou / David Clode on Unsplash
Spécimen de Mérou / David Clode on Unsplash

Créée il y a près de 50 ans, la réserve naturelle de Cerbère-Banyuls voit croître sa population de poissons et autres espèces protégées. Pari tenu pour ce périmètre devenu un havre de biodiversité. 

La réserve naturelle de Cerbère-Banyuls, qui préserve le milieu naturel de l’impact négatif des activités humaines, affiche des résultats étonnants. Cette zone de 7 km, ultra-protégée depuis sa création, en 1974, est devenue un refuge et une véritable nurserie pour de nombreuses espèces de poissons. 47 ans après sa création, à l’abri des méfaits du tourisme et de la sur-pêche, elle délivre des résultats encourageants en matière de biodiversité.


Sous le contrôle de son conservateur, Frédéric Cadène, la réserve de la Côte Vermeille abrite une population croissante de mérous, à hauteur de 630 spécimens en 2021, contre à peine 20 dans la décennie 1980. Les poissons, notamment les chapons, raies pastenagues, barracudas et aigles en font, par leur nombre en progression, un territoire d’exception. A l’identique, la superficie de corail rouge, sujette à des pillages jusqu’au début de ce siècle, a carrément doublé.

A l’issue de près de 50 ans de sanctuarisation et de réduction de la pression exercée par l’Homme sur la vie sous-marine, on constate une sorte de retour des temps anciens, sans excessives activités ludiques ou professionnelles ur des lieux qui n’ont rien demandé.

David Senyarich