POLITIQUE

Perpignan retrouve son blason traditionnel catholique

L’époque des logos substitués aux couleurs traditionnelles est close

Perpignan retrouve son blason traditionnel catholique
Perpignan retrouve son blason traditionnel catholique

La Ville de Perpignan retrouve son blason, après plusieurs décennies de logos de substitution. Cette initiative est portée par la municipalité dirigée par le Rassemblement national, qui évoque une “identité tutélaire”.

L’ère des logos municipaux de Perpignan, inaugurée par le maire Paul Alduy dans les années 1980, reprise par ses successeurs Jean-Paul Alduy dès 1993 et Jean-Marc Pujol en 2009, a fait son temps à Perpignan. La municipalité dirigée par Louis Aliot (Rassemblement national) choisit de rendre à la ville son blason, qui tient lieu de “logo” avant l’invention des images commerciales liées aux communes. Saint-Jean Baptiste, patron de la ville, trouve sa place sur une image stylisée, devant les quatre barres du drapeau catalan. Comme sur l’insigne traditionnel abandonné par la mairie depuis plusieurs décennies, il tient une croix d’or dans la main droite et porte un agnelet d'argent au bras gauche.


Au contraire des anciennes versions qui le faisaient apparaître en version statique, celle-ci présente un saint en mouvement. Ce retour de l‘image traditionnelle de la ville s’agrémente d’un léger liseré aux couleurs de la France. Cet écusson est complété par la phrase “Perpignan la rayonnante”, et “Perpinyà la radiant”. Le slogan “Perpignan la Catalane” et “Perpinyà la Catalana”, que l’ancienne municipalité avait souhaité remiser, disparaît au profit d’un retour de catalanité implicite.

Le retour d’une “identité tutélaire’”

A propos de cette “nouvelle identité visuelle”, l’Hôtel de Ville revendique le statut d’une “ville méditerranéenne ancrée dans son identité catalane, enracinée dans son Roussillon historique et pleinement française !”, argumente un communiqué. Perpignan renoue ainsi avec son “identité tutélaire” et une catalanité qui “est une évidence que nous vivons tous d’ailleurs quotidiennement et librement aussi selon les sensibilités de chacun. Par exemple, en faisant apprendre ou non la langue catalane à ses enfants, en célébrant la Sant Jordi, la fête de la rose et du livre… cette catalanité s’inscrit d’ailleurs dans la République française et ceci sans ambiguïté”.

David Senyarich