ENVIRONNEMENT

L’algue Caulerpe, venue d’Australie, colonise encore la Côte Vermeille

Une espèce australienne signalée pour la première fois en 2018 à Banyuls

Spécimen d'algue Caulerpe © Giuseppe Mazza
Spécimen d'algue Caulerpe © Giuseppe Mazza

L’algue Caulerpe, venue d’Australie, continue de se développer à Banyuls. Cette espèce réduit la biodiversité de 25%. 

Signalée pour la première fois l’été 2018 à Banyuls-sur-Mer, au niveau de la plage du sanatorium, l’algue envahissante Caulerpa racemosa (”relative au raisin”), plus simplement “Caulerpe”, prolifère encore. Cette variété végétale peut former d’épais tapis, de couleur fluorescente, établis sur les fonds marins. Elle est en mesure de perturber l’écosystème, en supplantant toutes les autres algues et les herbiers, un changement à même de réduire la population de gastéropodes et crustacés, voire de déplacer les poissons. La biodiversité est réduite de 25% dans les zones contaminées.


La caulerpe est arrivée en Méditerranée vers 1990, depuis l’Australie, probablement accrochée à des navires de transport. Sa propagation est due à un système de reproduction rapide, associé à sa résistance aux eaux froides. Pour lutter contre le développement de cette algue non toxique pour l’homme, le Parc naturel marin du Golfe du Lion et la Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls encourage les usagers de la mer à ne pas arracher l’algue, car les fragments peuvent coloniser un autre secteur. Il est recommandé ne pas mouiller ni de pêcher dans la zone impactée. Au cas où une ancre ou un filet remonterait de la caulerpe, il est conseillé de la conserver et de la jeter sur terre, à la poubelle.

Laura Pardineille