ECONOMIE, POLITIQUE

Le parti de Mélenchon ne veut pas d’École 42 à Perpignan

Son représentant, Francis Daspe, dénonce une gabegie d’argent public

Francis Daspe, représentant de la France Insoumise à Perpignan © LFI
Francis Daspe, représentant de la France Insoumise à Perpignan © LFI

La France Insoumise ne veut pas d’École 42 à Perpignan car le financement de l’établissement proviendra des collectivités publiques.

Le parti de Jean-Luc Mélechon, la France Insoumise (LFI), dénonce un “manque de hauteur de point de vue des décideurs économiques et politiques du département des Pyrénées-Orientales” autour de l’éventuelle implantation de l’École 42 à Perpignan. Cet établissement consacré au développement digital, envisagé sur 1200 m² à l’intérieur du bâtiment des Dames de France, devrait effectuer la sélection de ses 150 premiers élèves en octobre prochain. Selon Francis Daspe, figure de LFI en Pays Catalan, l’École 42 est une facilité qui souligne le “manque d’imagination d’élus prêts à valider n’importe quel projet”. Il n’approuve pas le financement public de ce lieu coûtant 8,1 millions d’euros sur cinq ans, principalement abondés par la région “Occitanie”, Perpignan Méditerranée et le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales. F. Daspe dénonce le “niveau particulièrement élevé d’argent public mobilisé pour financer une école privée” alors que l’éducation nationale subirait des “cures d’austérité”.


Calvet a dénoncé la concurrence

Précédemment, le 7 mars, le sénateur François Calvet (Les Républicains) a condamné le projet, mais pour des raisons de concurrence malvenue. Dans la ville dont il a été le maire, Le Soler, le Pôle Action Média qu’il a fortement soutenu est une réussite qui force l’admiration. Ce cluster de 70 entreprises recrute et forme de nombreuses personnes, tout en démontrant que l’univers digital a déjà son centre de référence dans l’aire d’influence de Perpignan.

David Senyarich