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« Pour l’éducation, Sarkozy et Macron, c’est bonnet blanc et blanc bonnet ! »

Communiqué du Parti de Gauche des Pyrénées-Orientales

Francis Daspe, président de la Commission nationale Education du Parti de Gauche © PG66
Francis Daspe, président de la Commission nationale Education du Parti de Gauche © PG66

Le Parti de Gauche des Pyrénées-Orientales (J.L. Mélenchon) compare les stratégies d’éducation chez Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron.

Communiqué de presse du Parti de Gauche des Pyrénées-Orientales (Jean-Luc Mélenchon), 12 février 2021


Pour l’éducation, Sarkozye et Macronie, c’est bonnet blanc et blanc bonnet !

Le Parti de Gauche 66 n’est pas étonné par les principales propositions dévoilées à l’occasion du Grenelle de l’éducation. Elles font office de parfait bréviaire des idées libérales appliquées à l’école. Il s’agit d’une reprise ou d’une déclinaison des vieilles recettes du quinquennat d’airain de sinistre mémoire de Nicolas Sarkozy.

Aucune surprise, aucune originalité dans les annonces faites à l’issue d’une consultation lancée en octobre 2020 : autonomie des établissements scolaires, renforcement des pouvoirs des chefs d’établissements, logique de décentralisation et de mise en concurrence, recrutement d’une partie des enseignants sans passer par le mouvement national, part variable des rémunérations des enseignants etc.

C’est la confirmation d’une vision libérale, managériale, strictement comptable qui contribue à détruire depuis plusieurs décennies l’idéal de l’École de la République. Dans ce domaine, les ressorts de la Macronie sont identiques à ceux de la Sarkozye. C’est bonnet blanc et blanc bonnet. Comment pourrait-il en être autrement quand on sait que l’actuel ministre de l’éducation et le Dgesco (directeur général de l’enseignement scolaire) entre 2009 et 2012 sous le mandat de Nicolas Sarkozy, à la réputation en aucun cas usurpée de « cost-killer » sans état d’âme, étaient une seule et même personne, Jean-Michel Blanquer ? Quand on sait également que le jeune Emmanuel Macron a fourbi ses premières armes au sein de la commission Attali instituée par Nicolas Sarkozy, avec pour mission de créer les conditions de « la libération de la croissance », autrement dit d’administrer une potion libérale des plus amères à des français qui n’étaient pas encore traités de « gaulois réfractaires » et autres joyeusetés de langage.

Le PG 66 dénonce ces préconisations récurrentes comme autant d’impasses tragiques détruisant méthodiquement l’École de la République qu’elles éloignent toujours davantage des objectifs nécessaires d’égalité et d’émancipation.

Francis DASPE, président de la Commission nationale Education du Parti de Gauche

Co-auteur de deux livres sur l’éduction, « L’école du peuple. Pour l’égalité et l’émancipation » (éditions Bruno Leprince, 2012), « Manifeste pour l’Ecole de la 6° République » (éditions du Croquant, 2016).

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Isabelle Fajal