POLITIQUE

Aliot écrit à Castex car les gens “souffrent des privations de liberté"

Le maire de Perpignan défend l’ouverture des musées

Louis Aliot, maire de Perpignan et Jean Castex, chef du gouvernement / DR
Louis Aliot, maire de Perpignan et Jean Castex, chef du gouvernement / DR

Le maire de Perpignan, Louis Aliot, écrit au Premier ministre, Jean Castex, pour justifier l’ouverture des musées de la ville.

Le maire de Perpignan Louis Aliot (Rassemblement national), est devenu en quelques mois le plus communiquant des élus du Pays Catalan, autant par suractivité personnelle que par oisiveté du reste de la classe politique. Il continue d’occuper l’espace médiatique et interroge la France entière en rouvrant de façon précoce les quatre musées de la ville. Ce mercredi 9 février, l’habile premier magistrat a écrit au Premier ministre, Jean Castex, en affirmant se placer “dans les pas de la ministre de la Culture”, Roselyne Bachelot, qui prépare la réouverture générale des musées du territoire français.


Le maire qui défend les gens

Le maire, défend sa démarche en quatre points : “Perpignan et sanitairement prête à ouvrir en toute sécurité ses musées”,  la médiathèque municipale était déjà accessible légalement, “nos concitoyens souffrent de plus en plus des privations de liberté”, “Nous devons nous adapter et apprendre à vivre avec cette menace sanitaire nouvelle qui risque de perdurer sous des formes diverses dans les années qui viennent”, et enfin, “je considère notre vie culturelle comment étant essentielle à la vie de la cité”. Il cite l'Italie, qui vient d'ouvrir ses musées, et la Catalogne du Sud “où les théâtres, les musées accueillent également chaque jour le public“.

“Faire confiance au maire”

La lettre du maire pousse celui qui se veut le “Premier ministre des territoires” dans ses retranchements. L. Aliot le prend au mot en l’invitant à “faire confiance à l'esprit de responsabilité du maire” qu’il est. Dans cette posture étudiée, il estime que le gouvernement “Ne peut continuer à empêcher toute vie artistique” et réclame un “droit à l'expérimentation”.
Cette désobéissance anti-centraliste relevant de l’opportunité  fait l’objet d’un référé déposé par le préfet des Pyrénées-Orientales. Le tribunal administratif de Montpellier se prononcera ce lundi 15 février. Si l’ouverture générale des musées est édictée dans la foulée par le gouvernement, Louis Aliot pourra se prévaloir habilement d'avoir tenu le rôle de précurseur.

David Senyarich