SOCIÉTÉ, COMMUNIQUÉS

Prison de Perpignan : le syndicat UFAP/UNSA en a ras-de-bol des sauvageons

Communiqué de presse du syndicat UFAP/UNSA

Vaccination : Macron insulte la décentralisation (communiqué)
Vaccination : Macron insulte la décentralisation (communiqué)

Suite à de nouveaux incidents à la prison de Perpignan, le syndicat UFAP/UNSA affirme un “ras-le-bol des sauvageons”.

(Communiqué de presse du syndicat UFAP / UNSA, centre pénitentiaire de Perpignan, 5 février 2021).


Ras-le-bol des sauvageons !

Le 2 février, nous dénoncions par voie de presse des agressions sur le personnel et des bagarres entre détenus au quartier mineurs. L’UFAP UNSA Justice de Perpignan interpellait le Directeur Interrégional pour demander le transfert des agresseurs et lui indiquer que le quartier mineurs n’était pas le Quartier de Haute Sécurité de la région Occitanie. Malheureusement, les faits nous donnent encore une fois raison.

Aujourd’hui en rentrant de la promenade deux détenus se sont battus. Les surveillants du quartier mineurs sont intervenus pour les séparer. L’un des mineurs, transféré de Lavaur par mesure d’ordre pour menaces, insultes, agressions sur personnels et bagarres avec des co-détenus a décoché un coup de poing au surveillant ( petite coupure à la lèvre) qui intervenait pour faire cesser le pugilat. Le détenu a été maîtrisé et conduit au quartier disciplinaire.

L’UFAP-UNSA Justice ne bloquera pas l’établissement demain, en tout cas, pas pour l’instant, conformément au souhait du collègue agressé . Notre organisation demande que ce détenu, incarcéré pour vol avec arme et violence sur personnel dépositaire de l’autorité publique, passe en comparution immédiate ( conformément à future réforme de la justice pénale des mineurs qui permettra de raccourcir les jugements). Une fois qu’il aura purgé sa sanction disciplinaire nous demandons qu’il soit transféré.

Notre organisation syndicale interpelle notre administration et nos politiques pour arrêter avec un certain angélisme. Il faut absolument créer des quartiers spécifiques pour les détenus mineurs violents. Il faut aussi revoir les sanctions disciplinaires, car 7 jours de quartier disciplinaire pour une agression sur personnel ce n’est pas assez dissuasif. La réinsertion des détenus mineurs doit commencer derrière nos murs, par le respect des lois pour la sécurité des personnels et des intervenants avant de faire de la pétanque, du football, de la poterie, des dessins ou de la musique...

Note aux lecteurs:
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Laura Pardineille