SOCIÉTÉ

Perpignan : ces comptes Facebook dont les autorités se passeraient bien

Le réseau d’alerte des radars routiers a 34.500 abonnés

Groupe Facebook “Info radars + routes + covoiturage + incendies Catalogne nord et sud (66)” / Capture d'écran
Groupe Facebook “Info radars + routes + covoiturage + incendies Catalogne nord et sud (66)” / Capture d'écran

Détention pénitentiaire, dénonciation de radars routiers... Plusieurs pages Facebook sulfureuses ou astucieuses posent question en Pays Catalan.

L’univers Facebook du Pays Catalan compte plusieurs adresses crées selon les règles de l’entreprise de Mark Zuckerberg, mais présentant parfois un caractère border line, par leur astuce ou leur déontologie. Parmi ces pages au mieux originales, au pire susceptibles d’être surveillées par les autorités, figure la très populaire “Info radars + routes + covoiturage + incendies Catalogne nord et sud (66)”, forte de 34 500 membres. Ce véritable service d’entraide entre automobilistes, dont l’équipe de modération est parfaitement identifiée, est aussi un réseau d’informations pratiques. Il indique la présence de radars fixes et mobiles, ainsi que de contrôles de police et gendarmerie en temps réel, à la barbe de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).


Prisonniers et monarchistes

Une autre adresse Facebook qui pose question est aussi une étonnante source d’images rares de l’intérieur de la prison de Perpignan : cette page permettant le contact avec les détenus contient des témoignages sur leurs conditions d’incarcération. Des revendications  y sont également postées. De son côté, l’organisation monarchiste Action Française gère une page correspondant à son antenne perpignanaise. Cette adresse offre une visibilité nouvelle à la mouvance royaliste, dans la plus parfaite légalité.

David Senyarich