SOCIÉTÉ

Mi-porc mi-sanglier, le cochonglier prolifère dans les Albères

Un croisement entre le porc domestique et le sanglier

Spécimen de "cochonglier" © PierreG_09
Spécimen de "cochonglier" © PierreG_09

Mi-cochons mi-sangliers, les “cochongliers" pullulent dans le massif des Albères et dans la région du Vallespir.

Fruit du croisement entre une truie et un sanglier, le “sanglochon” a fait souche dans le massif des Albères et en Bas-Vallespir, sur les hauteurs de Maureillas et Céret. Cet animal hybride appelé aussi “sanglichon” ou “cochonglier”’, farouche et sauvage, se répand en Europe, jusqu’en  Asie, où sa prolifération devient un problème public à Fukushima. En Pays Catalan, la préfecture coordonne périodiquement des battues contre cette espèce relativement nouvelle, en raison d’un “risque de pollution génétique”.


Une origine en Empordà

Plusieurs dizaines de cochons communs échappés de leur enclos dans les Albères sud-catalanes sont à la source de cette présence en Roussillon et Vallespir. Ces porcs venus de l’Empordà se sont reproduits avec leurs cousins à poils. A l’identique de la vache massanaise des Albères, ces animaux européens dans l’âme circulent là où leur instinct les conduit.
Globalement, cet hybride né en Europe dans les années 1980 présente un poids impressionnant, un taux de fécondité doublé et une maturité sexuelle avancée, le tout sans prédateurs. Souvent, les chasseurs ont entretenu cette population en épargnant les femelles, afin d’assurer l’avenir de leur activité.

Isabelle Fajal