POLITIQUE

Le danger des antennes de téléphone portable, enjeu électoral à Perpignan

Installation d'une antenne de téléphonie mobile sur l'Hôtel Mercure de Perpignan, 2008
Installation d'une antenne de téléphonie mobile sur l'Hôtel Mercure de Perpignan, 2008
A l’heure où plus d’une personne sur deux est équipée d’un téléphone portable, les nuisances des antennes de téléphonie mobile deviennent un enjeu électoral à Perpignan, dans l’hypothèse de nouvelles élections municipales. Ainsi, le maire UMP Jean-Paul Alduy, dans un communiqué en date de vendredi, avance un pion sur le terrain sanitaire en abordant avec surprise les nuisances des antennes plantées sur les immeubles, informant avoir demandé des « repérages » suite à l’inquiétude d’habitants des quartiers de Las Cobas et Saint Assiscle. M. Alduy affirme avoir placé « au pied du mur » les opérateurs de téléphonie mobile SFR, Orange et Bouygues Télécom. En réponse, le chef de file de l’opposition socialiste Jacqueline Amiel-Donat demande davantage, en s’inspirant de son ami le maire PS de Toulouse, Pierre Cohen, qui fait démonter les antennes douteuses. Dans un communiqué en date d’hier, Mme Amiel-Donat confirme que plusieurs associations « d'habitants des quartiers de Perpignan »ont dénoncé les « troubles physiques ressentis par la population vivant à proximité de ces antennes » et exige l’application du principe de précaution à Perpignan, car, selon elle, Jean-Paul Alduy « escamote le véritable débat qui relève de la Santé publique ».