ECONOMIE

Le train des primeurs Perpignan-Rungis va devenir un maillon du Barcelone-Anvers

Le ministre des Transports annonce le lancement d’appels à projets

Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports © Assemblée nationale
Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports © Assemblée nationale

Le train des primeurs fera l’objet d’un appel d’offres début décembre pour  rendre du service. Il fera partie d’une grande ligne Barcelone-Anvers.

La ligne de transport de marchandises Perpignan-Rungis, surnommée “train des primeurs”, va revivre, selon un premier signe inclus dans le plan de relance présenté le 3 septembre. Ce programme gouvernemental présenté par le Premier ministre, Jean Castex, est doté de 11 milliards d’euros consacrés aux transports. En audition avec plusieurs députés, jeudi 19 novembre, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari a abordé le destin de cette liaison économique Roussillon-Val-de-Marne. Saisi par Laurence Gayte, députée de la troisième circonscription des Pyrénées-Orientales, a demandé au ministre à « avoir une information importante sur cette autoroute ferroviaire entre Perpignan et Rungis. Est-ce que les élus peuvent être intégrés à un groupe de travail à ce sujet ? L’information nous intéresse beaucoup et manque un peu ».


Une longue ligne de Barcelone à Anvers

Dans sa réponse, le ministre a assuré s’être informé auprès de ses homologues espagnol et belge de la capacité de la ligne à descendre à Barcelone et de remonter vers le port d’Anvers, en Belgique, mais aussi de Dunkerque, en France. Il a précisé : « S’agissant de Perpignan – Rungis, nous allons lancer un appel à projet pour le service transitoire, d’ici deux semaines » et révélé qu’un second appel est déjà lancé concernant au sujet de la rénovation du terminal de Rungis, devenu vétuste. Le 28 juillet, Jean Castex avait déjà annoncé que le plan du gouvernement pour le fret ferroviaire consisterait notamment à élargie le Perpignan – Rungis « sur un axe plus large, de Barcelone à Anvers ». Le Perpignan-Rungis va donc revivre, comme maillon d’une ligne internationale, plus longue. L’enjeu des maraîchers du Roussillon est de pouvoir disposer, comme auparavant, d’un cadence quotidienne, fonctionnant de nuit, afin d’écouler les marchandises fraîches, passées par le marché international Saint-Charles de Perpignan, vers la masse de consommateurs du bassin parisien et de la partie Nord de la France. 

Grégory Prujà