ECONOMIE

L'armée allemande pourrait acheter des mules de Cerdagne

Sélection de mules de Cerdagne, vendredi 7 décembre à Nescus (Ariège)
Sélection de mules de Cerdagne, vendredi 7 décembre à Nescus (Ariège)
Un débouché économique inespéré pourrait se profiler dans la région montagneuse de la Cerdagne, dont la qualité des mules de race « Âne des Pyrénées » intéresse l’armée allemande. Rassemblées en AOC depuis 2005, conjointement avec leurs cousines des départements de l’Ariège et du Tarn, ces mules catalanes interpellent la soldatesque bavaroise, à la recherche d’animaux robustes, aptes à porter 150 kg et mesurant 1m55 au maximum pour en faciliter la charge. Un certain secret entoure l’usage concret des bêtes, dont deux exemplaires cerdans font partie d’une sélection testée vendredi dans le village ariégeois de Nescus par quatre émissaires d’outre-Rhin. Caractérisées par de longues oreilles, ces mules réputées fiables sur les sentiers montagnards, pourraient, en recevant les faveurs de l’exigeante 23ème brigade de chasseurs alpins bavarois de la Bundeswehr, c'est-à-dire l‘armée allemande, constituer une niche économique, restreinte mais durable pour les éleveurs. Les forces armées allemandes emploient encore des muletiers, tout comme l’armée indienne, déployant autant de marchés inespérés issus d’une activité ancestrale.