POLITIQUE

Plan de relance : le TGV Perpignan-Montpellier n'existe pas

Le plan de relance de l’économie française lancé jeudi à Douai, dans le département du Nord, ignore le projet de TGV Perpignan-Montpellier, la force publique se limitant à accélérer les projets existant ou considérés comme tels : Tours-Bordeaux, Le Mans-Rennes, le contournement de Nîmes et Montpellier et l’achèvement du TGV de Paris-Strasbourg. Parmi les mesures en marche, d'envergure considérable et annoncées pour la période 2010-2014, l’extrême Sud de la France n’existe tout simplement pas. Alors que la politique des grands travaux est un grand classique par temps de crises majeures, le gigantesque plan de 26 milliards d’euros, qui lui octroie 11,5 milliards selon l’annonce du président Nicolas Sarkozy, établit un choix de marginalisation aux motifs troubles. L’hégémonie socialiste régionale symbolisée par la présidence de Georges Frêche, naturellement opposé à une UMP au pouvoir au sommet de l’Etat, pourrait faire figure de raison essentielle à cette stratégie, tout autant bénéfique en matière d‘emploi et de développement pour les régions concernées, que de handicap concerté, de retards et d'isolement pour le Pays Catalan et le Languedoc.