SOCIÉTÉ, POLITIQUE

Louis Aliot veut imposer le français dans les mosquées de Perpignan

Suite à la décapitation du professeur Samuel Paty en région parisienne

Louis Aliot, maire de Perpignan, le 2 octobre 2020 © Maire de Perpignan
Louis Aliot, maire de Perpignan, le 2 octobre 2020 © Maire de Perpignan

Perpignan : l’arabe dans les mosquées sera proscrit par une décision du maire, Louis Aliot.

En amont du rassemblement de 2500 personnes organisé ce dimanche face à la préfecture des Pyrénées-Orientales, à Perpignan, en hommage au professeur Samuel Paty, victime du terrorisme islamiste, le maire, Louis Aliot, a annoncé une mesure, par communiqué. Samedi 17 octobre, l’élu a décidé l’instauration “dans les plus brefs délais” d’une “charte de la laïcité qui engagera tous ceux qui entendent s’unir pour respecter et faire vivre au quotidien les principes fondamentaux de la République Française”. Ce texte engagera à utiliser la langue française dans les mosquées, les salles de prière musulmanes de la ville, ainsi que “tous les lieux publics municipaux”. L’information diffusée par le service de presse du maire ne comporte aucune mention de la langue arabe, dont il faut comprendre l’allusion en creux.


Samuel Paty, 47 ans, tué par un militant de 18 ans

Pour Louis Aliot, membre du Rassemblement national (RN), l’enjeu est une “reconquête républicaine”, suite à un assassinat, sous forme de décapitation, illustrant un nouveau “cap dans la barbarie” franchi par le “fanatisme islamiste”. Samuel Paty, professeur d’Histoire exerçant à Conflans-Sainte Honorine, dans le département des Yvelines, était âgé de 47 ans. Son assaillant, Abdoullakh Anzorov, est un musulman et islamiste Tchétchène de 18 ans, abattu par les forces de l'ordre à quelques centaines de mètres du corps de sa victime. Onze personnes ont été interpellées, dont les parents, le frère cadet du meurtrier et plusieurs autres proches.

Isabelle Fajal