ECONOMIE

La Côte vermeille perd 43 hectares de vigne par an : la “reconquesta” a commencé

Une opération préfigurée en août, avec le soutien massif des professionnels

Alain Pottier, co-président de l'association Reconquesta Côte Vermeille © Reconquesta Côte Vermeille
Alain Pottier, co-président de l'association Reconquesta Côte Vermeille © Reconquesta Côte Vermeille

Contre le recul de la vigne sur la Côte vermeille (43 hectares par an), l’opération “Reconquesta” a débuté.

En août dernier a été présentée une opération de revitalisation et de sauvetage du vignoble de la Côte vermeille, qui recule, généralement par abandon des cultivateurs à Collioure, Port-Vendres, Cerbère et Banyuls. Les quatre communes regroupaient 1450 hectares en 2017, puis 1364 en 2019, soit un recul de 43 hectares par an. Les vieux grenaches, caractéristiques d’un goût incomparable, sont particulièrement menacés. Les chiffres actuels sont pourtant flatteurs pour l’ensemble du secteur, avec 30 000 hl de vins secs et doux naturels, c’est à dire pas loin de 3,5 millions de bouteilles par an.


Les pros soutiennent en bloc

Cette ambitieuse intention, baptisée “Reconquesta”, se traduit en souscription lancée par l’association “Reconquesta Côte Vermeille”, co-présidée par les vignerons Alain Pottier est Bernard Pech, et composée de Christophe Czekaj directeur du cru et des propriétaires Augustin et Vincent Parcé (domaine de la Préceptorie), Laurent Dan Zovo (domaine Vial-Magnères) et Jean-Louis Berta (domaine Berta-Maillol). Les trois caves coopératives et la quarantaine de caves privés du cru, les quatre mairies et les cavistes assurent un soutien en bloc.

Participez à la souscription

Le projet comprend le rachat de vignes patrimoniales, une bourse du foncier, l’achat de parcelles patrimoniales de démonstration, le maintien de l’architecture du vignoble (feixes de pierres sèches° ou encore la créations de sentiers pédagogiques et l’entretien des chemins. Dans un deuxième temps sera visée l’expérimentation de nouvelles technologies pour une viticulture de précision. Pour donner corps et réalité à cette reconquête, une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) est maître d’ouvrage. Plusieurs souscriptions accompagnent le projet, l’actuelle est accessible ici.
 

Grégory Prujà