POLITIQUE

La France Insoumise voit une “porosité" entre Aliot et la droite à Perpignan

Une “patxaca” est-elle en cours en vue des élections départementales ?

Francis Daspe, délégué à l'Education au sein du Parti de Gauche © PG
Francis Daspe, délégué à l'Education au sein du Parti de Gauche © PG

Une combinazione entre l’extrême droite de Louis Aliot et la droite à Perpignan ? La France Insoumise perçoit une “porosité” entre les deux deux camps.

La France Insoumise (LFI) analyse l’installation de Louis Aliot (Rassemblement national, RN) à la tête de la mairie de Perpignan, près de trois mois après la victoire de l’ex-deputé au second tour des municipales, le 28 juin. Dans un communiqué, ce jeudi 17 septembre, le parti de Jean-Luc Mélenchon juge le maire “bien acclimaté et intégré dans le microcosme local". Son animateur de groupe, Francis Daspe, observe que l’élu d’extrême droite a vite épousé l’ambiance perpignanaise, caractérisée “par ses clientélismes, ses rentes, ses prébendes et ses aspirations à la (petite) notabilité”.


Des arrangements avec la droite pour les élections départementales ?

LFI estime que l’accession de Louis Aliot à la vice-présidence de Perpignan Méditerranée Métropole, grâce aux voix fournies par des élus membres des Républicains démontre une “porosité avec la droite”. Ce rapprochement recherché et obtenu par l’extrême droite indiquerait des arrangements en vue des élections de 2021. Louis Aliot, qui a engagé ses colistiers à ne pas participer au scrutin départemental, renverrait l’ascenseur à la droite, qui pourrait alors récupérer l’électorat plus dur. Cette union implicite des droites ferait face à l’union des gauches souhaitée par le Parti Communiste à ces mêmes élections.

Laura Pardineille