SOCIÉTÉ

Perpignan: la Confédération paysanne veut que les chasseurs visent le grand gibier pour protéger les récoltes

Les sangliers et les cervidés sont dans le collimateur du syndicat

© Confédération paysanne des Pyrénées-Orientales
© Confédération paysanne des Pyrénées-Orientales

Il y a 5 fois plus de sangliers qu’il y a 20 ans et 4 fois plus de cerfs en Pays Catalan : la Confédération Paysanne demande que les chasseurs s’activent.

L’actualité liée à la chasse est importante, comme l’a démontré la présence de 800 défenseurs de cette pratique, samedi 12 septembre à Prades. En décalé, mais dans le même cadre, la Confédération paysanne des Pyrénées-Orientales se plaint d’un envahissement de certains animaux sur certaines parcelles cultivées. Elle invite les agriculteurs à convaincre les chasseurs d’une urgence de chasser le grand gibier. L’organisation syndicale souhaite que les récoltes soient protégées de leurs nouveaux prédateurs ou dévastateurs, en forte recrudescence.


Trop de dégâts : certains agriculteurs ont dû cesser leur activité

En Pays Catalan, la population de sangliers a été multipliée par 5 en 20 ans et celles de chevreuils et de cerfs par 4 en 25 ans. “Les paysans ne peuvent plus supporter autant de dégâts sur leurs cultures, qui les contraignent parfois même à cesser leur activité (prairies dévastées, branches de fruitiers cassées, raisins mangés…), et menacent notre souveraineté alimentaire”, estime la confédération. Cette demande visant la Fédération départementale de chasse des Pyrénées-Orientales (FDC 66) est la seconde exprimée par la paysannerie territoriale, après celle du Syndicat des Vignerons du territoire. En août, son président, Laurent Girbau, affirmait que ”quand une horde de sangliers traverse une parcelle, c’est 300 ou 400 kilos de perte de récolte”.

Grégory Prujà