SOCIÉTÉ

Des vignerons du Roussillon réclament plus de chasse au sanglier

Les cochons sauvages dévorent les raisins à l’approche des vendanges

Laurent Girbau, Président du syndicat des vignerons des Pyrénées-Orientales / FDC66
Laurent Girbau, Président du syndicat des vignerons des Pyrénées-Orientales / FDC66

Les ravages des sangliers dans les vignes du Pays Catalan alarment les vignerons touchés. Ils demande que la chasse s’intensifie. 

La présence de sanglier sur de nombreuses parcelles de vigne inquiète le syndicat des vignerons des Pyrénées-Orientales. Le passage des cochons sauvages fragilise le rendement des exploitations. ”Nous sommes à bout! Les viticulteurs ne pourront pas supporter cette année une recrudescence des dégâts”, assure Laurent Girbau, président du syndicat. Ce problème habituel s’aggrave cette année : ”quand une horde de sangliers traverse une parcelle, c’est 300 ou 400 kilos de perte de récolte. On ne peut pas amortir un tel impact sur nos rendements”. Cette véritable agression s’ajoute au mildiou, particulièrement virulent cette année.


Il n’y a pas assez de battues de sangliers ?

Le passage des sangliers, attirés par la maturité du raisin, provoque du stress chez les vignerons, en toute fin de processus, car la période comprise entre le 15 août et le 15 septembre, déterminant pour les volumes de récolte, est aussi la plus critique. Francis Bonet, Président de la maison des vignerons, à Perpignan, également chasseur, réclame davantage de chasse au sanglier, le plus rapidement possible : “il faut accentuer la pression et se concentrer sur nos secteurs. Je sais que c’est particulièrement difficile pour les chasseurs en période de fortes chaleurs”.

Laura Pardineille