POLITIQUE

A Perpignan, la gauche alternative surveille Aliot et entre en résistance

La gouvernance du maire est observée par L’Alternative et LFI

Assemblea de l'Alternative, Perpignan, septembre 2019. AU centre, Caroline Forgues / L'Alternativa
Assemblea de l'Alternative, Perpignan, septembre 2019. AU centre, Caroline Forgues / L'Alternativa

La France Insoumise dénonce de “vieilles recettes nauséabondes” dans la gouvernance de Louis Aliot, maire de Perpignan. La liste “L’Alternative” espère s’opposer depuis l’extérieur de la mairie.

La gouvernance du maire de Perpignan, Louis Aliot (Rassemblement national) est scrutée par une partie de la gauche. Ce camp politique a été éliminé au premier tour de l’élection de mars, autant pour la candidate verte-socialiste Agnès Langevine que pour le groupe composite “L'Alternative !”, menée par Caroline Forgues. Celle-ci regrette que la seule opposition au RN, au sein du conseil municipal, soit la “droite conservatrice que nous avons aussi combattue”.  Dans un communiqué du 12 juillet, l’ex-candidate défend les méthodes “méthodes réellement participatives et transparentes” de sa candidature. Elle promet de maintenir une dynamique d’écoute “dans les six ans qui viennent (...) au service de la ville”, pour participer à la “construction d'une citoyenneté active”. Visant déjà l’élection de 2026, Caroline Forgues affirme qu’une “alternance politique ne se construira pas sans des citoyen.nes mobilisé.es, et l'expérience de L'Alternative ! est un début dans cette voie”En septembre, ce groupe se réunira pour décider de son avenir.


La France Insoumise (LFI), ancienne partie prenante de l’Alternative, a réagi le 29 juillet. Son représentant Francis Daspe a dénoncé les 17% d’augment0ation de l’indemnité du maire “comme si la politique devait être un métier exigeant le rendement le plus élevé possible”. LFi voit du “népotisme” dans le recrutement d’André Bonet, facteur de crédibilité de l’équipe majoritaire, et un recours aux “vieilles recettes nauséabondes caractéristiques de l’extrême droite”. Le parti de Jean-Luc Mélenchon cite les mesures pour l’ordre public, en réalité votées par la municipalité précédente, dirigée par Jean-Marc Pujol (Les Républicains). F. Daspe dénonce une volonté de "mieux manipuler les esprits" et "d'instrumentaliser la crainte sociale pour mieux diviser les populations". Comme L'Alternative, LFI "entend rester mobilisée", et espère participer "à la résistance et à la reconquête".

Grégory Prujà